Véritable phénomène de société, le BYOD est en forte croissance dans le monde des affaires, notamment sur des marchés tels que le Brésil, la Russie et le Moyen-Orient. Dans les pays de l’OCDE, on considère qu’environ 50 % des employés utilisent déjà leurs propres terminaux au travail, et participent donc au mouvement du « Bring Your Own Device (BYOD) ».

L’origine du BYOD

Le terme BYOD est employé depuis 2009, lorsque l’entreprise Intel a indiqué qu’une part croissante de ses employés utilisaient leurs propres appareils, c’est-à-dire les smartphones, les tablettes et les ordinateurs portables, pour se connecter au réseau de l’entreprise. Rapidement, le phénomène a été confirmé par d’autres grands acteurs Hi-tech comme le fournisseur de services informatiques Unisys et le fournisseur de logiciels Citrix Systems. Il s’agit d’une tendance originale dans le sens où ce sont les employés et non les entreprises qui ont donné naissance à cette nouvelle pratique.

Les difficultés d’intégration du BYOD en entreprise

En 2012, la Commission de l’égalité des chances pour l’emploi des États-Unis a adopté une politique BYOD, mais de nombreux employés ont préféré continuer à utiliser les dispositifs BlackBerry fournis par le gouvernement, en raison de préoccupations concernant les coûts des communications, ou tout simplement du fait qu’ils ne possédaient pas eux-même les équipements adéquats.

Le BYOD pose toutefois des risques importants de confidentialité et de sécurité informatique. Pour s’assurer que les informations ne se retrouvent pas entre de mauvaises mains, par exemple à la suite d’une vente de l’appareil, de sa perte ou du départ de l’employé de l’entreprise, il est impératif pour les entreprises de mettre en place des mesures de sécurité appropriées.